Selon le 103ème baromètre de l’immobilier de Meilleurs Agents, Lyon est en tête du classement des grandes villes françaises avec des prix en hausse de +9,8% sur les 12 derniers mois. Analyse de Sébastien de Lafond.

Après 2017, année de tous les records, les Cassandre avaient pronostiqué une année 2018 difficile en matière d’immobilier. La vérité est plus nuancée. Les conditions de financement restent stables à un niveau extrêmement bas : 1,7% sur 20 ans pour les bons dossiers et moins de 2% pour tous les ménages solvables. Les derniers commentaires de la BCE et de la Banque de France laissent penser que la remontée des taux ne devrait pas survenir avant mi-2019 donnant au marché immobilier les conditions d’un développement harmonieux. Mais la crise politique italienne pourrait perturber ce scénario en mettant la zone euro sous pression.

Après un début d’année assez calme pour permettre aux acteurs de reprendre leur souffle suite aux flamboiements de 2017, le marché immobilier a retrouvé en ce mois de mai fluidité et dynamisme.

Avec +2,6% depuis le début de l’année, Paris est seulement cinquième du classement des grandes villes de France en matière de hausse des prix. Petite et grande couronne retrouvent un certain dynamisme, tout comme la plupart des plus grandes villes de France. Alors que se confirme l’accalmie à Bordeaux, Lyon prend sa revanche avec +1,3% en mai soit +9,8% sur les 12 derniers mois. Nantes et Nice voient leurs prix baisser sensiblement en mai.

La revanche de Lyon

Lyon est en tête du classement des grandes villes françaises avec des prix en hausse de +1,3% en mai soit +3,4% depuis le début d’année et +9,8% sur les 12 derniers mois (+6,8% pour Bordeaux sur la même période). Lyon prend en quelque sorte sa revanche sur Bordeaux mais avec une dynamique plus saine sans engouement excessif d’investisseurs non-résidents ni effet de mode. Cette dynamique se retrouve nettement sur le terrain.

En effet, les professionnels de l’immobilier lyonnais ayant répondu à notre Observatoire des Agents Immobiliers étaient nombreux à prévoir cette tendance : 40% estimaient que les prix allaient augmenter au cours des 6 prochains mois et 60% prévoyaient qu’ils allaient rester stables. A titre de comparaison, au niveau national, ils étaient à peine 13% à prévoir une hausse et 14% une baisse, le reste pariant sur une stabilisation.

Petites surfaces bien plus rentables à Lyon qu’à Paris !

Dans le secteur de la rue Grôlée par exemple, dans le IIe arrondissement de Lyon, il faut compter 600 000 euros pour un appartement de 100 mètres carrés. Si ce spécialiste de l’immobilier lyonnais, également propriétaire d’une agence parisienne, ne croit pas au mythe de l’afflux massif de Parisiens faisant exploser les prix, il rappelle que Lyon a de nombreux atouts pouvant sans doute jouer dans la balance au moment d’investir. “La Biennale d’art contemporain, la Marina de Confluence, le Sucre… sont des événements ou des lieux attirant de nombreux touristes qui, après avoir découvert le charme de la ville ont pu décider d’y acheter un pied-à-terre, analyse-t-il. Par ailleurs, pour les Parisiens, l’achat de petites surfaces y est bien plus rentable que dans la capitale.”

Rennes connaît aussi un beau début d’année avec +1,2% au mois de mai, +2,3% sur les deux derniers mois, +3,3% depuis le début de l’année et +5,8% sur les 12 derniers mois. Selon les Indices des Prix Immobiliers (IPI) calculés par MeilleursAgents, les 10 plus grandes villes de France hors Paris voient leurs prix augmenter en moyenne de +0,5% au mois de mai alors que les prix moyens des 50 plus grandes villes augmentent de +0,4%. Dans les zones rurales les prix moyens ont augmenté de +0,2% en mai.

Source : https://www.vousfinancer.com/